Mamadou « Ilon » Guèye, nouveau président de la SCRA Pikine : « Équiper nos arbitres et investir massivement dans leur formation »

Mamadou « Ilon » Guèye, nouveau président de la SCRA Pikine

El Hadji Mamadou Guèye, alias « Ilon », a exprimé sa grande satisfaction après son élection à la tête de la Sous-commission régionale des arbitres (SCRA) de Pikine. Arbitre de grade fédéral, il a remporté les élections avec une large majorité de 85 voix contre 34 pour le président sortant, Balla Ndiaye. Pour réussir sa mission, M. Guèye appelle à l’unité entre tous les arbitres du département.

Entretien.

Votre sentiment après cette élection ?

« C’est avec une immense fierté, un engagement total et beaucoup de dévouement que j’accueille cette élection. Ma priorité est d’unifier les arbitres, de créer une réelle communion des cœurs et des esprits pour avancer ensemble vers les grands chantiers qui nous attendent, notamment l’instruction des arbitres tant sur le plan théorique que pratique. Je veux également accompagner nos supérieurs hiérarchiques dans la réussite de leur mission : le président de la CRA de Dakar et celui de la Commission centrale des arbitres ».

Quelles sont vos ambitions pour la Sous-commission de Pikine ?

« Mon ambition est d’améliorer considérablement les conditions de travail des arbitres. Je vise l’excellence et le professionnalisme. Nos arbitres seront bien formés, bien encadrés et bien équipés. Grâce à Dieu, nous changerons leur quotidien. Nous avons une équipe en place et un bureau avec une commission dédiée à la formation, qui a la lourde responsabilité de faire progresser nos officiels. Chaque structure a besoin d’élites. Nous en avons déjà, mais notre objectif est d’atteindre le niveau international, avec des arbitres accrédités par la CAF et la FIFA. Nous avons déjà connu cela avec Maguette Ndiaye et Ndèye Aïcha Ndiaye. Un autre arbitre, qui faisait partie de notre structure, est parti à Guédiawaye. D’autres sont en bonne voie, comme Thierno Mamadou Dia, à qui nous souhaitons pleine réussite pour les tests à venir ».

Pouvez-vous revenir sur votre parcours en arbitrage ?

« J’ai commencé l’arbitrage à l’âge de 14 ans. J’ai gravi tous les échelons : district, ligue, puis fédéral. Au niveau fédéral, j’ai été major national, aussi bien en théorie qu’en pratique. Je n’ai jamais été arbitre FIFA, mais j’ai eu l’opportunité d’officier lors de rencontres internationales en tant que militaire. J’ai participé à quatre Coupes du monde militaires et quatre Coupes d’Afrique militaires. Je n’ai pas eu l’honneur d’arbitrer une finale de Coupe du monde, mais j’ai dirigé deux demi-finales, notamment celle entre la Turquie et le Maroc. En ce qui concerne les CAN militaires, j’ai arbitré trois finales, dont la grande finale entre la Guinée et le Burkina Faso, en présence du Président Moussa Dadis Camara. Sur le plan national, j’ai arbitré de nombreux matchs de championnat, notamment la finale de la Coupe du Sénégal en 2019 entre l’US Gorée et Teungueth FC. Dans le Navétane, j’ai tout arbitré : deux finales de phases nationales, plusieurs finales régionales, départementales et zonales ».